Milieu non agricole

Sur le territoire du SAGE, les eaux souterraines sont en doute de non atteinte du bon Ă©tat Ă©cologique sur le paramètre phytosanitaire. Dans le cadre de la DCE, un report de dĂ©lais pour 2027 a d’ores dĂ©jĂ  Ă©tĂ© envisagĂ©.

L’utilisation des produits phytosanitaires est encadrĂ©e par la rĂ©glementation et notamment par l’arrĂŞtĂ© interministĂ©riel du 12 septembre 2006 relatif Ă  la mise sur le marchĂ© et l’utilisation de ces produits. Depuis le 1er fĂ©vrier 2008, des arrĂŞtĂ©s prĂ©fectoraux spĂ©cifiques Ă  la Bretagne ont Ă©tĂ© pris afin de renforcer les exigences en matière d’utilisation des produits phytosanitaires Ă  proximitĂ© des cours d’eau. Ces exigences concernent l’ensemble des utilisateurs (les agriculteurs, les collectivitĂ©s et/ou leurs prestataires, les gestionnaires d’infrastructures et les particuliers). D’autres textes règlementaires encadrent Ă©galement le stockage des produits, le contrĂ´le du matĂ©riel de pulvĂ©risation, etc.

Enfin, les politiques de dĂ©veloppement durable qui se mettent en place incitent Ă  modifier les pratiques d’entretien de ces espaces pour ne plus utiliser de pesticides (plan ECOPHYTO 2018).

Les actions menĂ©es dans le cadre des prĂ©cĂ©dents programmes (contrat eau potable et Bretagne Eau Pure) sur les bassins versants du Moros et de l’Aven Ster Goz ont portĂ© leurs fruits puisque les masses d’eau superficielles sont dĂ©sormais en bon Ă©tat.
En effet, depuis une dizaine d’annĂ©es, les pratiques de dĂ©sherbage des espaces communaux sont en constante Ă©volution : les communes sont passĂ©es du « tout dĂ©sherbant » Ă  des techniques alternatives de dĂ©sherbage (mĂ©caniques, manuelles ou thermiques) qui leur permettent de rĂ©duire l’utilisation des dĂ©sherbants et, ainsi, les risques de pollution de l’eau par les pesticides.

Actions menées sur le territoire

Les plans de désherbage communaux

Les communes qui souhaitent rĂ©duire l’utilisation des dĂ©sherbants peuvent ainsi se faire accompagner pour :

  • RĂ©aliser un plan de dĂ©sherbage communal (document qui identifie les zones Ă  risque et qui propose des solutions de gestion alternatives),
  • Signer une charte de dĂ©sherbage (document qui formalise l’engagement de la commune Ă  diminuer voir stopper l’utilisation de dĂ©sherbant).

La charte jardiner au naturel, ça coule de source

charte_jardiner_01Dans la continuitĂ© de l’action prĂ©cĂ©dente, il convient Ă©galement de sensibiliser les particuliers aux mĂ©thodes alternatives au dĂ©sherbage chimique. En effet, le dĂ©sherbage des espaces privĂ©s (jardines, allĂ©es, …) contribue Ă©galement Ă  la dĂ©gradation de la qualitĂ© de l’eau.
Les collectivitĂ©s ont dĂ©cidĂ© de mettre en place un partenariat avec les jardineries locales en signant la charte « Jardiner au naturel, ça coule de source » afin d’informer et de sensibiliser le grand public aux dangers des produits phytosanitaires, tout en promouvant les techniques de jardinage au naturel. L’objectif est de diminuer durablement la vente de pesticides.

Le fait est avĂ©rĂ© : les teneurs excessives en dĂ©sherbants retrouvĂ©s dans les eaux nuisent Ă  la faune aquatique et gĂ©nèrent des coĂ»ts de traitements importants pour tenir les normes de production d’eau potable. Trop souvent prĂ©sentĂ©s comme une solution incontournable d’entretien du jardin et des abords de la maison, les pesticides nuisent Ă  la santĂ© humaine et perturbent les Ă©quilibres Ă©cologiques.

Le principe de la charte « jardiner au naturel, ça coule de source ! » consiste Ă  coordonner une action de promotion des techniques alternatives par les surfaces de ventes (agir sur l’offre) et une action d’information et de communication des jardiniers amateurs (agir sur la demande) par la collectivitĂ© en collaboration avec les associations locales et les professionnels (jardineries et magasins de bricolage).

Pour y arriver il Ă©tait nĂ©cessaire d’aboutir Ă  un accord « gagnant – gagnant » :

  • Gagnant pour les partenaires publics et associatifs en matière de santĂ© publique et de qualitĂ© de l’eau ;
  • Gagnant pour les enseignes en matière d’image et de chiffre d’affaire, en compensant la diminution des ventes de pesticides par l’augmentation des ventes de solutions sans pesticides.

Sur le territoire de l’Odet Ă  l’Aven, 10 enseignes de jardinage et de bricolage se sont engagĂ©es en 2013 dans une dĂ©marche de lutte contre les pollutions dues aux pesticides.

Rappel de la réglementation

Par arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral du 1er fĂ©vrier 2008, il est interdit de traiter Ă  proximitĂ© de l’eau :

  • Ă  moins de 5 mètres d’un cours d’eau ou plan d’eau,
  • Ă  moins de 1 mètre de la berge d’un fossĂ©,
  • sur les caniveaux, regards d’eau pluviale, bouches d’Ă©gout,…

Par avis du Journal Officiel de la RĂ©publique Française du 04 septembre 2007, l’utilisation de dĂ©sherbants Ă  base de DIURON est interdite depuis le 13 dĂ©cembre 2008.