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RĂ©union d’Ă©changes sur le volet rĂ©glementaire du contrat de progrès

Une rĂ©union d’Ă©changes avec les administrations responsables des contrĂ´les rĂ©glementaires s’est tenue le mercredi 18 juin Ă  Saint Yvi. L’objectif Ă©tait de faire le bilan des 2 premières campagnes et de rĂ©pondre aux questions des exploitants concernĂ©s

Pourquoi des contrôles Directives Nitrates plus réguliers dans la zone Lesnevard amont et Moros amont ?

Dans le Plan de lutte contre les algues vertes (PLAV 2), il est prévu en Baie de la Forêt une implication plus forte de l’Etat au sein d’un volet réglementaire. Ce volet prévoit, à la demande des élus locaux, davantage de contrôles au titre de la directive nitrate sur les sous-bassins versants les plus impactant. Ainsi les 90 exploitations de ces 2 sous-bassins versants sont systématiquement contrôlées. En 2018, un courrier d’information a été adressé à chacune d’entre-elles pour l’expliquer.

Quel lien entre le reliquat post-absorption effectué chez moi et le contrôle directive nitrate?

Le reliquat post-absorption (RPA) est réalisé environ 40 jours après la floraison du maïs. Il permet de connaître la quantité d’azote minéral restant dans le sol lorsque la culture de maïs ne l’absorbe plus. C’est donc un indicateur du risque potentiel de fuite d’azote dans l’eau sous forme de nitrate.

Un référentiel agronomique régional (2009) de la Chambre d’agriculture de Bretagne et de l’INRA détermine le protocole de prélèvement de sol pour le RPA. Il doit être effectué en diagonale sur la parcelle et dans différents horizons (idéalement 3 selon la profondeur du sol).

RPA et risques de pollutions diffuses :

RPA Risque de pollution RĂ©sultats 2018 RĂ©sultats 2019
< 60 kg N /ha faible 56% des parcelles 38% des parcelles
60 à 120 kg N / ha avéré 28% des parcelles 44% des parcelles
> 120 kg N / ha Très important 16% des parcelles 18% des parcelles

MOYENNE
63,3 kgN/ha 83,0 kgN/ha

MEDIANE
49,1 kgN/ha 79,4 KgN/ha

Une sur-fertilisation est cause plausible pour les RPA les plus Ă©levĂ©s (>150% de la mĂ©diane). La DDTM rappelle que le RPA n’est qu’un indicateur.  Seul un contrĂ´le des pratiques de fertilisation (règles de la directive Nitrates) permettra de dĂ©terminer s’il y a eu sur-fertilisation ou non

Une trentaine de participants : exploitants, conseillers, coopérative, municipalité

Contrôle Directive Nitrate : déroulé, suites possibles et bilan

  • il existe une charte rĂ©gionale de 2017 dans l’intĂ©rĂŞt du contrĂ´lĂ© et du contrĂ´leur prĂ©cisant leurs droits et devoirs respectifs
  • les documents administratifs (PPF, CEP, …) seront Ă  transmettre en amont du contrĂ´le pour rĂ©duire sa durĂ©e
  • les contrĂ´les directive nitrates montrent que 70 % des exploitations contrĂ´lĂ©es ont des pratiques qui n’entraineraient pas de sur-fertilisation. A l’inverse, 30% ont une marge de progrès certaine, dont 21% dans le dĂ©lai de la campagne suivante (arrĂŞtĂ© de mise en demeure). Le nombre de cas plus « problĂ©matique Â» sur le fond est infĂ©rieur Ă  10%.

Signification des décisions suite au contrôle

Équilibre de la fertilisation
DĂ©cisionSignificationProportion sur 2018-2019
EffectiveConformePas de sur-fertilisation constatée43%
Léger dépassementRappel à réglementationRappel que la dose doit être < dose du GREN27%
Dépassement avéréArrêté de mise en demeureRemise en conformité pour la campagne suivante21%
DĂ©passement certainsRelevĂ© d’infraction 5eme classeAmende 500€ ou formation8%
DĂ©lit
Amende de 1500€1%

Globalement le bilan est assez positif car 71 % des exploitations ne présentent pas d’anomalies majeures vis-à-vis de la directive nitrate. 29 % présentent donc des marges de progrès pour atteindre les objectifs de PLAV. Le sous-bassin versant du Moros est celui qui présente la marge de progrès la plus importante. En effet, 1 exploitation sur 4 est totalement conforme à la directive nitrate. Un accompagnement individuel gratuit par les prestataires agréés à la gestion de l’azote ou à l’optimisation environnementale liée à un projet structurant peuvent éclairer
plus précisément les anomalies constatées lors du contrôle notamment sur l’origine et les solutions techniques envisageables pour l’exploitant.

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Contrat de Progrès : le respect des exigences du programme d’action rĂ©gional de la Directive Nitrates

Rechercher l’équilibre de la fertilisation azotée

Le 6eme programme d’action rĂ©gional de 2018 (PAR 6) prĂ©voit une bonne gestion de la fertilisation azotĂ©e chez tous les acteurs agricoles. L’équilibre de la fertilisation azotĂ©e doit ĂŞtre respectĂ©e, selon les recommandations du Groupe RĂ©gional d’Expertises Nitrates (GREN), pour rĂ©duire le risque de pollution des eaux par les nitrates. Il s’agit de l’équilibre entre les besoins prĂ©visibles en azote de la culture et les apports d’azote de toute nature (effluents d’élevage, engrais minĂ©raux, fournitures du sol…).

Apporter « la juste dose » d’azote au bon moment!
Ce que dit l’arrêté du GREN

http://draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr/Arrete-du-17-juillet-2017

Pour le calcul du besoin en azote des cultures, doivent ĂŞtre pris en compte :

  1. des objectifs de rendement réalistes (moyenne des rendements réalisés sur l’exploitation, pour des conditions comparables de sol au cours des cinq dernières années, en excluant la valeur maximale et la valeur minimale) ; à défaut, utiliser les rendements prévisionnels en Bretagne fournis par l’arrêté GREN (voir annexes 3 et 12) ;
  2. l’azote apporté par les effluents d’élevage ;
  3. l’azote apporté par les fournitures du sol.

Je peux m’aider d’Outils d’Aide Ă  la DĂ©cision (Farmstar, N-tester, Jubil, Hydro N Sensor, DrĂ´ne image,…) pour apporter l’azote au plus près des besoins des plantes

Identifier les pratiques agricoles favorisant le développement des algues vertes

MĂ©andre sur le Moros

Au bilan du premier plan de lutte contre les algues vertes, Lesnevard amont et le Moros-Minaouët amont se sont avérés être les 2 sous-bassins versants du périmètre algues vertes les plus contributeurs en nitrate dans les eaux. Il a donc été prévu que le second plan de lutte contre les algues vertes permette d’identifier les pratiques agricoles les plus impactantes par des contrôles pédagogiques par les services de l’Etat : la Direction Départementale des Territoire et de la Mer et la Direction Départementale de la Protection des Populations. A ce titre, 100% des exploitations présentes dans ces 2 sous-bassins sont contrôlées entre 2018 et 2021, selon les exigences du programme d’action régional de la Directive Nitrates

Mon exploitation est contrôlée

  • Je prĂ©pare les documents demandĂ©s dans le courrier que j’ai prĂ©alablement reçu (Plan prĂ©visionnel de fumure, le cahier de fertilisation,..)
  • Je peux me faire accompagner par mon conseiller. C’est fortement recommandĂ©.
  • Je consulte la charte du contrĂ´leur et du contrĂ´lĂ© afin de vĂ©rifier mes droits et mes devoirs
    Charte disponible sur le site de la DDTM

Que dit la Charte du contrôleur et du contrôlé?

Le contrôle des exploitations agricoles permet de démontrer que l’agriculteur d’aujourd’hui répond aux règles et normes en matière de santé publique, protection de l’environnement, bien-être animal, droit du travail. C’est pourquoi le contrôle n’est pas une démarche à charge contre l’agriculteur mais bien au contraire un relevé objectif de la situation de l’exploitation qui peut contribuer à des démarches de progrès.

L’exploitant s’engage à être présent pendant toute la durée du contrôle ou à se faire faire représenter.

En cas de comportement ou de paroles déplacées de la part :

  • du contrĂ´lĂ©, l’autoritĂ© coordinatrice des contrĂ´les adresse au contrĂ´lĂ© un courrier de rappel de la charte;
  • du contrĂ´leur, l’agriculteur signale les faits au service environnement de la chambre d’agriculture de son dĂ©partement.

A savoir : En cas d’obstruction au bon déroulement du contrôle, le refus de contrôle est constaté par un procès verbal. Il est alors transmis au Procureur de la République qui peut donner des suites judiciaires, ordonner une suppression de la totalité des aides de la PAC et, selon la gravité des faits commis ou des propos tenus par la personne contrôlée, enregistrer le dépôt d’une plainte.

Droits & Devoirs du contrôlé

Droits & Devoirs du contrĂ´leur

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Faire son semis de couverture du sol par une ETA ou une CUMA

Cette année les ETA et CUMA poursuivent leur action d’implantation des couverts sur les parcelles d’exploitants agricoles située dans le périmètre du plan de lutte contre les algues vertes. Le semis après céréales est la pratique la plus répandue mais vous avez également la possibilité de réaliser un semis sous maïs et un semis après légumes.

Implanter de couverts vĂ©gĂ©taux pour limiter les fuites d’azote

L’avantage de cette action est de libérer l’exploitant de la charge de travail supplémentaire induite par la couverture des sols en hiver. Rappelons que l’implantation de couvert végétaux est obligatoire pour la saison hivernale selon la Directive Nitrate afin de limiter les fuites d’azote dans l’eau.

Une pratique indispensable à l’agriculture pour la gestion de l’azote à la parcelle

En effet, les sols doivent être couverts en hiver et présente un véritable intérêt agronomique. En agriculture de conversation, en agriculture biologique ainsi qu’en technique culturale sans labour (TSL) c’est une pratique agronomique clé. L’agriculture conventionnelle y trouve aussi un véritable intérêt car un couvert bien géré permet :

  • limiter les fuites de nitrates,
  • amĂ©liorer l’autonomie en azote du système,
  • limiter le dĂ©veloppement des adventices,
  • favoriser l’activitĂ© biologique et donc rendre disponible la matière organique du sol,
  • stocker de la matière organique dans le sol,
  • limiter les besoins d’entretien en amendements basiques,
  • assurer parfois une rĂ©colte de fourrage supplĂ©mentaire (culture dĂ©robĂ©e).

Des essais en Bretagne qui confirment l’intérêt d’implanter un couvert

Plus une plante se développe, plus elle absorbe de l’azote et plus les fuites de nitrates sont réduites (azote non lixivié). L’azote sera donc piégé par la plante de couverture du sol en plus grande quantité si le semis est réalisé tôt.


Source : Bertrand Decoopman, Chambre d’Agriculture de Bretagne

Le couvert piège de l’azote par ses parties aériennes mais pas seulement. Il est aussi piégé par les racines. Le graphique ci-contre montre, suite des essais de couverts par la Chambre d’Agriculture de Bretagne, que la quantité d’azote piégé n’est pas simplement due à celle contenue dans les parties aériennes de la plante à la mi-novembre (54,9 unités d’azote). Elle doit prendre en compte aussi des réorganisations d’azote dans les racines (74,3 unités d’azote). On réduit donc ici de 98 unités d’azote la perte d’azote pour la parcelle et donc on réduit d’autant la fuite de nitrate vers l’eau.

Source : Bertrand Decoopman, Chambre d’Agriculture de Bretagne

Un chantier financé depuis 2017

2019 avait été annoncé comme la dernière année de subvention du chantier de semis collectif. Cette action est reconduite pour 2 années supplémentaires soit 2020 et 2021. Les ETA et CUMA participant à l’opération sont les suivantes : CUMA des plateaux, ETA Etes, ETA Flatres, ETA Le Gall, ETA Roquet, ETA Tanneau.

Quels semis entrent dans le dispositif ?

  • Le semis sous maĂŻs après l’implantation du maĂŻs, le semis de RGI associĂ© au trèfle blanc ou Ă  un vesce ou un colza, voire d’autre cultures se dĂ©veloppe parallèlement au maĂŻs sans entrer en compĂ©tition avec lui. Ainsi Ă  l’automne, une prairie est en cours d’implantation et peut dĂ©jĂ  ĂŞtre pâturĂ©e.
  • Le semis de couvert prĂ©coce après cĂ©rĂ©ales, cultures d’étĂ©, pommes de terres ou lĂ©gumes. Selon la culture en place, la fenĂŞtre d’implantation ainsi que la date limites sont variables :
Culture en place Fenêtre d’implantation après la récolte Date limite d’implantation
Orge d’hiver Entre 2 et 15  jours 7 aoĂ»t
Autres céréales ou cultures d’été Entre 2 et 15 jours 22 août
Pommes de terres ou légumes récoltés après le 10 septembre Entre 2 et 5 jours 10 octobre

A noter que dans tous les cas, la semence et la TVA reste à la charge de l’agriculteur. Le financement de ces prestations est un bon levier pour tester des techniques qui font leurs preuves en termes de rétention d’azote.


Source: Jean-Philippe Turlin, Chambre d’Agriculture de Bretagne
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Animation Collective du PLAV2 : La Formation en action et pâturage de précision

Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e des agriculteurs se retrouvent afin de mieux comprendre leur système fourrager (essentiellement de lait et/ou de viande) et d’amĂ©liorer la part du pâturage le plus Ă©conomique.

Un accompagnement en groupe en bout de champs sur 2 ans

Un groupe de 4 agriculteurs de Trégunc et Melgven travaillent, sur le terrain en bout de champs, à l’évolution de leur système vers un système avec plus d’herbe et une meilleure gestion du pâturage. Agathe Moysan, technicienne herbager chez Paturesens, les accompagne. Ensemble, ils se forment, observent, réfléchissent, proposent, expérimentent et trouvent des solutions pour concevoir un système herbager rentable et humainement vivable pour chaque exploitation. Tout est étudié, du coût alimentaire à l’augmentation de la part de l’herbe dans la rotation en passant par la gestion de la qualité et la biodiversité de l’herbe.

Un programme riche et sur mesure

Cette formation a été conçue pour répondre aux questions et préoccupations des éleveurs eux-mêmes. Elle se veut concrète et non théorique. Par conséquent, elle suit les temps forts et les étapes du pâturage de précision tout au long de l’année. Les objectifs sont de :

  • comprendre le fonctionnement des plantes et en tirer le meilleur profit,
  • mettre en place un plan de pâturage adaptĂ© Ă  son exploitation (flore, amĂ©nagement parcellaire, etc.),
  • Ă©changer sur des thĂ©matiques saisonnières comme le dĂ©primage, gestion des excĂ©dents d’herbe, sĂ©curisation du système en pĂ©riode sĂ©chante, etc.
  • aider Ă  la prise en main des outils de gestion du pâturage.

De nombreuses études ont montré les multiples intérêts de ces systèmes de production sur les plans environnemental et économique. En résumé, le système herbager consomment peu d’énergie fossiles à l’hectare, nécessitent peu ou pas de compléments azotés d’importation, très peu de pesticides tout en offrant à l’agriculteur une efficacité économique au moins équivalente sinon meilleure que celle des systèmes de production de lait ou de viande standards.

TĂ©moignage d’éleveurs en  système herbager performant.

En mobilisant au mieux le capital de ressources naturelles présent sur l’exploitation, ce système permet de produire avec un haut niveau d’autonomie fourragère, protéique et énergétique. Ils ont appris à revoir leur stratégie d’entreprise qui va bien au-delà de simplement pâturer.

Pierre Sinquin de Scaer, 70 vaches laitières sur 28 ha (accessibles), ou Yannick Rouat de Riec sur Belon, 75 vaches laitière sur 50 ha (accessibles) parviennent à produire 6 500 à 7 500 L de lait par vache avec beaucoup moins d’intrants qu’auparavant :

  • Pas ou peu d’aliment (autre que du complĂ©ment minĂ©ral)
  • moins d’engrais et d’amendement (autre que l’amendement calcique et les propres effluents produits sur la ferme)
  • RĂ©duction de la consommation de carburant en raison de l’importance des prairies pluriannuelles (moins de travail du sol-semis) et du pâturage (moins de travaux de rĂ©coltes).

“Le fait de faire passer en 1er choix le pâturage avant la fauche a permis de faire baisser mon coût de production (10 €/1 000 L). La production par vache a un peu baissé mais 30 000 L de lait ont été produit sur la même surface avec moins de correcteur et de frais annexes ( repro, boiteries, frais vétérinaires). La matière utile du lait a augmenté, passant de 43/34 à 47/36. Au niveau rémunération, la situation est très satisfaisante.” Yannick Rouat

“Le plus important c’est de maĂ®triser son système comme on l’entend. Se sentir indĂ©pendant dans sa tĂŞte et sur sa ferme est primordiale. Avec cette nouvelle approche globale d’entreprise basĂ© sur l’herbe, on s’adapte aux contraintes de l’exploitation et on Ă©tablit constamment de nouvelles stratĂ©gies pour continuer Ă  progresser. Mon exploitation reprend forme, je vois beaucoup mieux ce que je veux faire demain. MalgrĂ© un parcellaire pas toujours parfaitement adaptĂ©, on cherche l’herbe et le bon compromis entre production Ă  l’hectare et production par vache. Le tout est d’ĂŞtre cohĂ©rent avec sa situation.” Pierre Sinquin

En conclusion

L’environnement dans lequel chaque éleveur travaille possède un fort potentiel de pâturage, même en zone côtière séchante, à condition de maîtriser la gestion de son herbe. Elle conduit à un niveau d’autonomie censés rendre moins vulnérables aux aléas de la conjoncture, notamment augmentation du prix de l’énergie et des aliments.

Autres formations en groupes bientôt proposées courant 2020:
Les pratiques respectueuses du cahier des charges de l’agriculture biologique

Le coin des curieux

Web-sĂ©rie – Comment produire Ă©conome ?
Plusieurs vidéos disponibles réalisées par le CIVAM et PATURESENS

  • Comment j’ai amĂ©liorĂ© mes rĂ©sultats Ă©conomiques avec un système pâturant
  • Comment j’ai rĂ©duit mes coĂ»ts, en cultivant des prairies multi-espèces

👉 http://www.agriculture-durable.org/ressources/les-videos-pourquoicomment-produire-econome/

👉 https://youtu.be/ETuxwVsrkFI

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Ne rien jeter, la mer commence ici !

Avec « Ici commence la mer Â», adoptez des gestes simples pour prĂ©server l’eau

Dans le cadre du SAGE Sud Cornouaille, Concarneau Cornouaille AgglomĂ©ration et ses communes poursuivent leur engagement en faveur de la qualitĂ© des eaux en installant, devant les grilles de rĂ©cupĂ©ration des eaux pluviales, un clou gravĂ© « Ne rien jeter, la mer commence ici Â». Un moyen très explicite de rappeler que les dĂ©chets jetĂ©s près des avaloirs d’eaux pluviales finissent directement Ă  la rivière, puis Ă  la mer.

Les avaloirs d’eaux pluviales ne sont pas des poubelles

Contrairement aux idĂ©es reçues, les grilles d’avaloirs ne sont pas des bouches d’égout. Elles sont raccordĂ©es aux rĂ©seaux d’eaux pluviales qui rejoignent directement les rivières puis la mer. Ainsi les mĂ©gots et autres dĂ©chets (dĂ©jections animales, solvants, peintures et autres dĂ©chets plastiques) jetĂ©s près des avaloirs d’eaux pluviales filent directement Ă  la mer sans ĂŞtre traitĂ©s en station d’épuration. « Beaucoup de personnes pensent que c’est le tout Ă  l’égout (cuisine, salle d’eau, WC, etc.) alors que c’est du pluvial (toitures, routes, parkings, etc.) qui transite directement vers la mer via un rĂ©seau de canalisation Â».

Près de 200 clous urbains installés en 2020

Avec près de 220 km de réseaux d’eaux pluviales et près de 6 500 grilles et avaloirs recensés sur le territoire de Concarneau Cornouaille Agglomération, les conséquences sur la qualité des eaux et sur ses usages (baignade, conchyliculture et pêche à pied) peuvent être importantes.  « Un mégot peut ainsi contaminer jusqu’à 500 litres d’eau et mettre 5 ans pour se désagréger en mer … ». Près de 80% des déchets retrouvés en mer sont d’origine terrestre. 

Concarneau Cornouaille AgglomĂ©ration et la CommunautĂ© de communes du Pays Fouesnantais ont dĂ©cidĂ© de se lancer dans l’opĂ©ration « Ici commence la mer Â» dĂ©jĂ  initiĂ©e sur d’autres communes littorales (Vannes, Brest et Quimper notamment). Près de 200 clous urbains vont ĂŞtre installĂ©s en 2020 sur les communes littorales entre Fouesnant et Pont-Aven (Fouesnant, La ForĂŞt Fouesnant, Concarneau, TrĂ©gunc, NĂ©vez et Pont-Aven) sur des endroits stratĂ©giques. En 2021, cette dĂ©marche sera Ă©tendue aux autres communes du territoire.

Les bons gestes à adopter ? Ne plus jeter ses déchets dans la rue, mais à la poubelle.

Le coĂ»t de l’opĂ©ration s’élève Ă  15 000 € TTC pour 200 plaques. Elle est financĂ©e par Concarneau Cornouaille AgglomĂ©ration et la CommunautĂ© de communes du Pays Fouesnantais ainsi que par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.

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Être accompagné individuellement et gratuitement par un organisme agréé

Accompagnements individuels :
Un conseil technique gratuit pour répondre à vos questions

Chaque année, les accompagnements individuels sont sollicités par les agriculteurs du bassin versant algues vertes afin de bénéficier de temps de conseils par un organisme de conseils agricoles agréé. Ces temps de conseil sont gratuits et permettent de répondre aux problématiques de l’exploitation sur des sujets comme l’amélioration des pratiques agricoles de l’exploitation sur le plan agronomique et environnemental mais aussi du point de vue de l’ergonomie du travail.

Selon les besoins et les systèmes de chacun, vous pouvez solliciter différents accompagnements possibles :

Des accompagnements techniques qui se concentrent sur des thématiques particulières

  • La gestion de l’azote
  • La gestion de l’azote pour les cultures de lĂ©gumes
  • La gestion de l’inter-culture Ă  l’automne
  • La gestion de l’herbe

Des accompagnements qui prennent en compte l’exploitation agricole dans son ensemble

  • Optimisation environnementale liĂ©e Ă  un projet structurant (rĂ©flexion autour du dimensionnement d’un bâtiment, la gestion intĂ©grĂ©e de l’azote sur l’exploitation,… )
  • Le diagnostic agro-environnemental, qui est une prise de recul sur le système Ă  un temps t.
  • Accompagnement pour une Ă©volution de système d’exploitation (rĂ©flexion autour de l’agriculture biologique, de la labellisation, du passage en système herbager,…)

CONTACTS

Les techniciens référents des structures agréées à contacter pour dispenser ces accompagnements .

ALTEOR Environnement Christelle Stéphan

Philippe Levarlet
02 98 95 08 16


02 98 95 08 16
christelle.stephan@alteor-environnement.com

philippe.levarlet@alteor-environnement.com
BCEL Ouest Pierrick Coignard 06 07 62 31 66 pierrick.coignard@bcel-ouest.fr
CAPINOV Anais Queinnec

SĂ©bastien Dandec
06 07 25 11 72

06 63 37 20 29
anais.queinnec@capinov.fr

sebastien.dantec@capinov.fr
CER France Amélie Le Hir 02 98 53 24 24 alehir@29.cerfrance.fr
Chambre d’Agriculture HervĂ© Le Goff 06 74 09 32 13 herve.legoff@bretagne.chambagri.fr
GAB29 JĂ©rĂ´me Le Pape 06 71 27 25 30 j.lepape@agrobio-bretagne.org
Coopérative Le Gouessant Agnès Guy 06 07 32 42 02 agnes.guy@legouessant.fr
PatureSens Florent Cotten 07 71 23 14 94 florent@paturesens.com

Liste des accompagnements par organismes conseils agréés :

  CER France ALTEOR Environnement BCEL Ouest CAPINOV Chambre d’Agriculture de Bretgane CoopĂ©rative Le Gouessant GAB29 Le RĂ©seau CohĂ©rencePatureSens
Diagnostic agro-environnemental   Ăľ   Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ
Accompagnement pour une Ă©volution du système d’exploitation   Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ   Ăľ Ăľ Ăľ
Optimisation environnementale liĂ©e Ă  un projet structurant   Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ   Ăľ Ăľ
Accompagnement technique Ă  la gestion de l’herbe   Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ   Ăľ Ăľ
Accompagnement technique Ă  la gestion de l’azote Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ    
Accompagnement technique Ă  la gestion de l’azote : cas spĂ©cifique des cultures lĂ©gumes       Ăľ Ăľ    
Accompagnement technique Ă  la gestion de l’inter-culture Ă  l’automne   Ăľ Ăľ Ăľ Ăľ   Ăľ

Contactez Concarneau Cornouaille Agglomération pour savoir si vous êtes concerné et si vous êtes intéressé :
☎ : 02 30 97 06 69 –  06 85 21 67 44    –   @ : aurelie.prot@cca.bzh

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Aides Ă  l’investissement pour les agriculteurs des bassins versants algues vertes

Depuis 2019, une aide a été mise en place pour favoriser les investissements structurants dans les baies algues vertes de Bretagne afin d’accélérer les changements de systèmes et de pratiques en favorisant une évolution durable des exploitations. L’appel à projet 2020 est ouvert jusqu’au 11 septembre 2020.

Il s’agit d’aider des investissements qui vont permettre de baisser la pression de l’azote Ă  l’hectare et de diminuer le risque de fuite d’azote dans le milieu :

  • les bâtiments de sĂ©chage de foin en grange, les boviducs, les passerelles et les chemins d’accès au pâturage qui s’inscrivent dans l’augmentation des surfaces en herbe et du pâturage. Les prairies, quand elles sont correctement exploitĂ©es, sont les surfaces sous lesquelles il est constatĂ© les fuites d’azote les plus faibles.
  • le remplacement de places de porcs sur caillebotis par des places sur litière (paille), car ce remplacement s’accompagne d’une diminution de l’azote produit. En effet le fumier contient moins d’azote que le lisier.

Pour en savoir plus, les informations et les dossiers de demande de subventions sont disponibles sur le site internet de la DRAAF : http://draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr/Appel-a-projets

Pour prĂ©parer et dimensionner le projet, un accompagnement individuel 100% financĂ© peut ĂŞtre sollicitĂ©.

Si vous êtes intéressés, contactez Concarneau Cornouaille Agglomération :
02 30 97 06 69 –  06 85 21 67 44    –   @ : aurelie.prot@cca.bzh

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Plan de lutte contre les algues vertes : Une journée technique pour les éleveurs

Le 4 juin, Ă  14h Ă  la maison des associations de St-Yvi, une journĂ©e technique Ă  destination des Ă©leveurs est organisĂ©e par CCA en partenariat avec la CCPFet la Chambre d’Agriculture de Bretagne. Au programme : Comment valoriser les couverts vĂ©gĂ©taux dans la ration du troupeau ?

Les couverts végétaux peuvent devenir de vrais atouts dans les systèmes de production. C’est dans l’optique de travailler sur les différentes opportunités qu’offrent ces cultures intermédiaires que CCA, porteur du Plan de Lutte contre les Algues Vertes en partenariat avec la CCPF organise une journée technique sur ce sujet.

En plus d’être un atout économique, recouvrir les sols (et ne pas les laisser nu) est un atout environnemental. Cette technique permet, entre autre, à l’azote résiduel d’être piégé par les cultures de couvertures et limite ainsi son ruissèlement vers les cours d’eau.

Cette journée abordera donc les différents aspects de l’intégration des couverts dans la ration des herbivores.  Cette réunion est ouverte tous les agriculteurs intéressés par la thématique.

Informations et inscriptions : CCA – Bleuenn Le Sauze 02 30 97 06 69

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Bienvenue dans mon jardin, les 15 et 16 juin 2019

Poussez les portes d’un jardin amateur entretenu sans pesticides, pour dĂ©couvrir les solutions de jardinage au naturel. Samedi 15 et dimanche 16 juin 2019, 170 jardins au naturel ouvrent leurs portes … Il y en a forcĂ©ment un près de chez vous !

Une opération organisée tous les 2 ans

Depuis le 1er janvier 2019, les pesticides sont interdits pour les particuliers, aussi bien à la vente qu’à l’utilisation. Cette évolution de la règlementation, dite loi Labbé, implique un certain nombre de questions : comment entretenir son jardin sans pesticides ? Quels produits utiliser pour désherber ? Comment lutter contre les maladies ?

En fait il n’y a pas une rĂ©ponse, mais des rĂ©ponses, et pas toujours sous forme de produits de substitution. C’est ce que proposent de dĂ©couvrir les jardiniers amateurs du territoire qui ouvriront leur jardin le week-end du 15 et 16 juin pour l’opĂ©ration « Bienvenue dans mon jardin Â». Cet Ă©vĂ©nement est organisĂ© au niveau rĂ©gional tous les 2 ans par la Maison de la Consommation et de l’Environnement (Rennes), et est coordonnĂ© dans le Finistère par la Maison de la Bio (Daoulas).

En Bretagne, près de 170 jardins privés ou associatifs seront ouverts au public. Sur le Sud Finistère, une quinzaine de jardiniers ouvriront leurs portes pour échanger sur les techniques qu’ils ont adoptées pour entretenir leur jardin sans pesticides. Vous pourrez découvrir des potagers, des vergers, des jardins fleuris. Ce sera l’occasion de vous informer sur la gestion des déchets du jardin, sur le compostage, sur l’arrosage ou encore sur la qualité des sols ou le choix des végétaux …

Retrouver la carte avec les jardins géolocalisés et les horaires d’ouverture sur : bienvenuedansmonjardinbretagne.org

Participation libre, pas d’inscription

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